Les Secrets des Chitines (1)

Cette note contient des révélations jusqu’au Chapitre 6.

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Sans titre 21Si vous lisez ceci, vous en apprendrez plus sur les Phéroscribes et les Fileuses Chitines.

Je vais vous faire découvrir dans cette note, comment les phéroscribes et les fileuses s’organisent pour créer les compendiums et les toiles portant les histoires des chitines. Comme décrit dans le chapitre 6, cette technologie dans le petit monde de Daehra, vient d’un croisement entre les compétences chitines et celles des humanoïdes qui apportèrent avec eux l’imprimerie.

Dans leur monde d’Origine

Sans titre 24Même si des variations peuvent s’observer dans différentes colonies, deux métiers s’articulent pour permettre aux chitines de garder la trace de leur passé.

Le premier métier est celui des Fileuses : Ces ouvrières capables de produire du fil de soie sont aussi de très bonnes tisserandes. Leur travail consiste donc essentiellement à tisser et à créer toutes sortes de toiles pour diverses applications telles que les matériaux de construction, l’armement ou les support à phéromones qu’utilisent les phéroscribes. On peut distinguer deux formes de fileuses. Les fileuses mobiles, toujours de taille inférieure à la majorité des chitines. Elles sont très agiles et s’activent rapidement pour réaliser des tâches très précises. Les fileuses immobiles, jusqu’à 10 fois plus grandes, sont des créatures capables de générer des masses importantes de soie à très vive allure, mais qui n’ont pas la précision des fileuses plus petites. Ces variations de tailles dépendent surtout des colonies qui les abritent.

Le second métier est bien sûr celui des Phéroscribes : Tout comme les fileuses, ce sont des ouvriers travaillant pour la colonie. A la manière d’un parfumeur, chaque phéroscribe dispose d’un ensemble de phéromones avec lequel il va devoir jongler pour réaliser ses oeuvres olfactives. Souvent 3 à 4 fois plus grand qu’un chitine moyen, leur corps regorge d’une multitude de glandes qui renferment les précieux effluves. Ainsi, il les dilue au besoin et les fait perler sous forme liquide proche de ce qui lui sert de main (la tarse), couverte de poils. Ceux-ci s’imbibent alors des mélanges que le phéroscribe dépose ensuite sur les toiles, les fresques ou les tapisseries fournies par les fileuses.

Daehra et l’Imprimerie

Sans titre 22Dans le monde de Daehra, les Fileuses et les Phéroscribes travaillent toujours ensemble sûr les toiles. Mais la technologie de l’imprimerie et l’existence du livre papier a permis l’apparition d’une autre forme d’olfaction. En effet, avant ce croisement technologique, les chitines n’ont jamais cherché à transporter les informations. L’intuition et l’écoute des ordres de leurs reines suffisaient amplement. Puis, il fallut apprendre à communiquer avec les autres races. Les reines n’étaient pas équipées pour enseigner ces connaissances à leur sujet. De longues et fastidieuses études furent donc menées pour analyser le comportement des différentes races qui peuplent Daehra. Des humains, en passant par les Sauriens et les Cervidaes, les chitines s’approprièrent toutes les nuances et compilèrent tout ça dans le fameux Compendium des Expressions Verbales et Corporelles. Rien de tel alors que l’imprimerie pour répandre ses informations à tous les chitines de la caste des Parleurs.

La Maintenance

Comme expliqué dans le Chapitre 6, chaque lecture (ou plutôt chaque olfaction) demande au lecteur (à l’olfacteur), d’analyser les phéromones déposées sur les pages. Pour ce faire, il respire l’odeur de chaque page et arrache inconsciemment les phéromones qui n’attendent que ça. A force d’olfactions, ou si le livre est mal conservé, les informations peuvent perdre doucement leur sens premier. Il arrive que des chitines n’en aient pas conscience et comprennent de travers certains passages. Il faut donc régulièrement remettre les compendiums et tous les autres oeuvres à leur créateur, les phéroscribes, qui se chargent de réimplanter de nouvelles phéromones sur les pages.

Et à quoi ça ressemble donc ?

Pour nous pauvres peaux molles que nous sommes, pauvres humains qui n’utilisons principalement que nos yeux, nous n’aurons aucun bénéfice à chercher l’olfaction des ouvrages chitines. Si nous en ouvrons un, nous serons incapables d’en comprendre quoique ce soit. L’odeur change d’une page à l’autre, parfois les nuances sont à peine perceptibles, d’autres fois on ne capte rien, ou pire encore, on en tourne de l’oeil. Par contre, si on observe les pages, on distinguera quelques couleurs irisées, s’apparentant vaguement à des tâches d’aquarelle, comme si cette ouvrage n’était en faite qu’un carnet à esquisses d’un artiste peintre très avant-gardiste. Pas un seul repère, pas un seul caractère… Rien… Pour le reste,… Le livre ressemble à n’importe qu’elle autre livre 🙂


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steampunk3haut

  • Saekeryan

    Est-ce que tu t’inspires d’insectes en particulier ? comme les fourmis ?

    • Emaneth

      C’est un mélange en faite. Même si la race chitine de Xenon est très proches des fourmis, il existe des Chitines Dynaste par exemple qui sont plutôt du genre scarabée solitaire ou les colonies proche des abeilles, des termites. Enagua par exemple, la première colonie était une termitiaire géante avant de devenir la Nouvelle Enagua, ville tenue par les Gôrts

  • Line Beuchot

    Tout de même, ton blog est super bien fait !

    • Emaneth

      Merci beaucoup Line 🙂