Écrire une Histoire – L’Intrigue

Cette note fait suite à Écrire une Histoire – Structure Globale et concerne les manières de décrire la structure d’une Intrigue (ou Récit). Dans la précédente, j’ai donné la définition basique du mot histoire. J’ai précisé alors très simplement qu’une histoire est un récit. Mais une histoire peut être racontée de différentes manières en jouant sur l’ordre des évènements et leur importance. Pour une même histoire, il existe donc plusieurs récits, plusieurs intrigues. McKee décrit l’intrigue comme le terme exact pour désigner le schéma complexe et continu interne des évènements qui évolue à travers le déroulement temporel pour former et dessiner l’histoire. Plus simplement, d’après notre cher Wikipédia, le récit (ou intrigue) est la mise dans un ordre arbitraire et spécifique des faits d’une histoire.

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Cette note sera essentiellement terminologique, comme la première, puisqu’elle s’efforcera de décrire très largement, les types d’intrigue ! De l’Intrigue Majeur, à la Mini-Intrigue, en passant par l’Anti-Intrigue et la Non-Intrigue. Pour résumer tout ça, nous allons voir un petit triangle, que McKee nomme, Triangle de l’Histoire. Je le répète encore une fois, Story traite de scénario pour le cinéma. Il suffit donc de transposer au domaine de l’écriture.

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Écrire une histoire – La Structure Globale

itzpyr31Quelle est la structure d’une histoire et les grands principes de l’écriture d’un scénario ? Est-il vraiment nécessaire de savoir écrire un scénario pour écrire un roman ? Y a-t-il une recette magique pour réussir son histoire ? Voilà quelques questions auxquelles je vais tenter de répondre dans cette suite d’article. Au risque de vous décevoir, je peux déjà vous dire qu’il n’y a pas de recette magique. Il y a des outils, oui ! Il y a des techniques d’organisation, oui, oui ! Et tout un tas de machins commençant par la lettre P : préconisations, principes, préceptes… Chaque auteur a sa propre façon de faire. Si on devait toutes les nommer, nous n’aurions pas assez de mots commençant par P dans la langue française. Tout ça pour vous dire que ce que je vais vous raconter ici, dans cette série de notes, ne fait pas parole d’évangile. Non ! C’est seulement une façon de voir les choses, d’aborder l’écriture d’une manière structurée.

D’ailleurs, puisqu’il faut rendre à César ce qui appartient à McKee, je m’inspire fortement de : Story par Robert McKee pour réaliser mes notes. Elles ne seront pas aussi détaillées que son bouquin, donc je vous conseille d’y jeter un œil à l’occasion. Il le destine à l’écriture de scénario pour le cinéma, mais on peut facilement transposer ça à l’écriture de scénario pour préparer un roman par exemple. Dans cette première note, j’aborde la structure très globale de l’histoire. C’est essentiellement une note terminologique.

Qu’appelle-t-on Structure de l’Histoire ?

Cette question revient à se demander :  Qu’est-ce qu’une histoire ? Une histoire, d’après le dictionnaire du CNRTL, c’est  un : Récit concernant un fait historique ou ordinaire ; narration d’événements fictifs ou non. Je crois qu’avec une définition pareille, on est dans le thème, si je ne me trompe pas ! On ne peut pas faire plus simple. D’ailleurs, c’est tellement simple, que l’homme raconte des récits depuis la nuit des temps. Et pour ce faire, il utilise toujours la même technique. Il sélectionne les évènements narratifs qu’il veut mettre en avant et les organise de façon à s’accorder avec les objectifs qu’il veut atteindre : dénoncer, émouvoir, divertir… On peut même coupler les objectifs pour en multiplier l’effet. Rien de tel qu’un récit qui émeut le lecteur pour dénoncer par exemple.

Si on en revient à la structure, McKee dit ceci :

La STRUCTURE naît de la sélection de certains évènements pris dans les histoires de la vie des personnages, composée en une séquence stratégique pour susciter des émotions spécifiques et pour exprimer une vision particulière de la vie.Robert McKee - Story

VieHistoire

On sélectionne les évènements importants qu’on veut raconter dans la vie de Jason.

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Avant le Chapitre 7

avant7Je viens de me rendre compte, que je ne vous ai pas fait de petit récapitulatif des actions menées avant l’écriture du Chapitre 7.

Shame on Me ! et tout le toutim !

Alors je vais me rattraper dans cette note en les développant point par point. D’ailleurs, y a un petit bonus secret tout en bas de cette news 🙂

Je vous parlerais donc :

  • De mes aventures sur Wattpad
  • De la réorganisation des notes dans mon wiki perso
  • Des articles futurs qui arriveront sur le blog 😉

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Travailler son Texte (3)

Voilà une note qui fait suite à Travailler son texte (2).

Dans cette note, je vais vous présenter un petit paragraphe issu du Chapitre 6. Je vais vous montrer comment en plusieurs passe, je travaille mon texte et comment je l’étoffe gentiment. Ma méthode peut paraître compliquée et fastidieuse, car finalement, en une heure seulement, j’ai produit ce paragraphe, mais en une heure j’ai aussi fait des recherches de vocabulaire, testé différentes phrases, relu à voix haute plusieurs fois pour le rythme du texte. Heureusement, je ne vous ai pas présenté les multiples détails, mais plutôt différents stades de l’avancée du texte.

Réécriture3Une petite légende pour comprendre mes annotations :

[- Plus loin dans le texte -] : Le paragraphe est coupé par d’autres
[- Idem -] : Rien n’a changé
[- Espace Vide à Combler -] : J’ai fait un trou plein de retour à la ligne
En Gras : Retouche ponctuelle faite dans le texte

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Travailler son Texte (2)

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Comme je l’ai dit dans la note Travailler son Texte (1), je vais vous présenter la méthode que j’ai mise en place pour résoudre les quelques points négatifs de mon organisation. Le premier d’entre eux sera abordé ici.

Un squelette trop permissif qui provoque un étalement de l’histoire „

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Je n’irais pas jusqu’à généraliser – chacun travaille comme bon lui semble — mais, ce point précis est névralgique pour moi. Non seulement, c’est à cause de lui que j’étire mes histoires au point de ne plus vraiment en contrôler l’avancée, mais c’est aussi à cause de lui que je finis par abandonner l’écriture d’un roman, que je finis par le mettre au placard. Quand j’ai commencé à écrire Daehra (qui s’appelait alors les Trois Royaumes), il y a 8 ans, j’avais présenté tous mes personnages et grillé mes cartes « suspens » si rapidement, que je ne savais plus où aller. A vrai dire, je n’avais qu’un mince fil conducteur. J’avançais à tâtons dans une purée de pois d’idées. Par contre les chapitres étaient plus longs mêlant plusieurs points de vue à chaque fois. J’avais donc moins besoin de segmenter le récit comme je le fait pour cette nouvelle version. Je n’étais pas non plus aussi pointilleux dans ma relecture ni dans la correction des fautes d’orthographe, ni n’avais de bêta-lecteur. Bref,… tout était très différent. Mais voilà, comme je veux venir à bout de Daehra, il ne faut pas que je m’enlise dans un squelette de scénario qui va petit à petit imploser.

” Mais quelle est la solution alors ? Comment produire son scénario ? Il faut vraiment penser à tout avant de se relancer dans l’écriture ? Y-a-t’il une méthode particulière ? Des points d’inflexion à étudier pour nous permettre de nous aider ? „

Je vais essayer de répondre à ses quelques questions ici, et je finirais par vous expliquer comment je procède.

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Travailler son Texte (1)

Cette note contient des révélations sur le Chapitre 4.

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photo1Comme je l’ai dit sur la page  Facebook de Daehra. Il m’arrive parfois de faire des sacrifices aux dieux des bêta-lecteurs pour trouver la bonne marche à suivre lorsque je me lance dans un chapitre. Généralement, ce sacrifice se fait dans le sang et la douleur, avec du voyage temporel en veux-tu en voilà, du taillage de texte dans les règles de l’art et une bonne dose de relecture.

Pour être plus clair, j’ai tendance à faire lire mon chapitre par quelqu’un, à mi-parcours de l’écriture, pour avoir un premier avis objectif sur la cohérence des scènes. J’ai beau avoir un squelette un tant soit peu solide, lorsque j’aborde l’écriture à proprement parlé, je me retrouve souvent à en modifier la structure. Que ce soit l’ordre des parties qui le composent où même finalement leur existence propre. La raison est simple. En écrivant, de nouvelles idées viennent (j’en profite consciemment), et en m’appuyant sur ce que j’ai voulu pour le chapitre et ce que j’ai écrit précédemment, je construis une structure plus profonde. Mais, cette technique à ses limites, puisqu’elle fonctionne surtout à tâtons, sur l’instinct et peu me faire perdre un temps précieux. C’est pourquoi, j’aimerais doucement m’en affranchir. J’ai déjà quelques idées à ce propos, que je vous présenterais sûrement dans une autre note.

Mais ici, je vais surtout vous  montrer comment a évolué le squelette du Chapitre 4.

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Comment trouver l’inspiration ? (1) – Génération d’Idées

Voilà, une nouvelle série de notes qui me permettront de décrire les différentes manières dont on peut résoudre ses pannes d’inspiration. Je m’appuierai de temps en temps sur un petit livre du doux nom de Thinker Toy – A Handbook of Creative-Thinking Techniques écrit par Michael Michalko, qui permet de maîtriser un peu mieux notre flux créatif. Les techniques que développe cet ouvrage peuvent s’appliquer à beaucoup de chose de la vie courante, et pas seulement à l’écriture. Mais, je vais m’efforcer d’orienter les articles vers le domaine de la création littéraire.

Dans cette note, je parlerais du second chapitre de ce livre, dans lequel Michalko présente une douzaine d’exercices permettant d’entraîner son cerveau à générer des idées. Je vous décrirais 3 d’entre eux.

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Les Fiches Personnages (2)

Voilà, le Chapitre 2 est a enfin été publié. En ce moment, je m’occupe de refondre mes fiches personnages comme je l’ai dis dans une note précédente. Voilà donc maintenant comment je les ai refondues, et avec quels outils.

J’ai utilisé comme Guide pour Jeux de Rôles, comme je l’avais dit. J’ai un peu retoucher leur proposition en simplifiant un peu leur questions. J’ai ensuite rajouté dans la partie psychologique une analyse encore plus profonde en utilisant un MBTI. Vous allez me dire, « Mais c’est quoi ce truc de barbare ? ». Et je vous répondrais que c’est simplement une façon de structurer les différentes personnalités qu’on peut rencontrer dans la nature. Bien sûr, dans Daehra, il y a aussi à prendre en compte que nous allons rencontrer des races différentes, des gens ayant peut être des valeurs que nous ne connaissons pas nous, en tant qu’humain de base vivant sur notre petit planète Terre. Mais ce n’est pas grave, le MBTI sera déjà un très bon début. J’y ai pensé en lisant un topic sur le forum de Devenir Ecrivain. J’avais déjà eu l’occasion de passer ce test, mais il ne m’était jamais venu à l’idée de l’utiliser comme support pour mes personnages. A mon avis, c’est une très bonne base, parce que le test permet aussi de comprendre certaines réactions intrinsèques à notre personne. Après, il y a des nuances, tout n’est pas blanc ou noir.

Continuons donc avec l’exemple de Mr. Johnson. (Je vous rassure encore, et je vous l’assurerai à chaque fois, il n’y aura pas de spoil, Mr. Johnson n’apparait pas dans l’histoire.)

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Les Fiches Personnages (1)

psychologyVoilà, le Chapitre 2 est enfin finalisé. Comme prévu, il sera publié dans la soirée de dimanche. Mais avant de me lancer dans l’écriture du 3ème chapitre, il faut que je me recentre un peu sur la psychologie des personnages et leur description. J’avais déjà bien commencé en créant des fiches personnages, mais je trouve que je manque un peu de structure qui me permettrait de gagner en profondeur. Pour le moment, voilà comment j’organise ma fiche personnage.

Prenons l’exemple de Mr. Johnson. (Je vous rassure, il n’y aura pas de spoil, Mr. Johnson n’apparait pas dans l’histoire.)

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Mon Organisation

1Lorsque j’ai commencé à écrire cette histoire en 2005, je manquais cruellement d’organisation. Je pensais que je pouvais commencer à écrire un chapitre avec une vague idée de là où je voulais le mener. J’avais pour habitude d’écrire des histoires courtes qui me venaient sans trop de préparation. L’exercice du roman est bien différent. J’avais pris des notes tout de même. Je faisais quelques fiches pour les personnages principaux (Description Physique, Passé, Caractère). L’Univers lui, était vaguement décrit par quelques idées globales que je n’avais que très peu creusées. Quand au scénario, il se construisait au fur et à mesure des chapitres.

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Aujourd’hui, j’ai décidé de pousser les choses beaucoup plus loin. Et pour ce faire, voilà les actions que je mène pour être méthodique :

Squelette de Scénario

Avant toute chose, je me suis construit un très court squelette de scénario en mode brainstorming. Rien de bien compliqué ni de très détaillé. L’important est au moins, à mon avis, d’avoir une idée de la fin du roman, des personnages que la fin impliquera et une vague idée de l’Univers. Petit à petit, ce squelette de scénario s’étoffera avec les idées que je glisserais pour décrire un peu plus chaque partie. Tout est une affaire d’abstraction. On commence par des grandes lignes et ensuite on débroussaille et on revient plus tard dessus. Quand j’ai commencé à revoir tout mon scénario, les lieux n’avaient plus de nom, les personnages non plus. Tout ça n’est pas important pour cette phase. On essaie de s’en détacher un maximum. Le scénario va grandir à mesure qu’on va développer les autres parties qui pourront l’alimenter en crédibilité. C’est pourquoi, je m’occupe en même temps des autres phases.

Recherches Personnelles

Mes recherches personnelles se résument à lire des articles sur la mythologie, les croyances religieuses, les formations géologique, la vie des sociétés au cours des âges… tout un tas de petites choses qui me permettront de m’inspirer et de créer des connexions. J’aime passé beaucoup de temps à chercher des noms pour mes lieux, mes personnages et les concepts que je développe dans mes histoires. Même si concernant les concepts, ils ne seront pas forcément présentés au lecteur. C’est une cohérence cachée que je crée pour que tout soit bien rangé à sa place.

Description des Personnages

Les personnages peuvent être décrits en plusieurs fois. D’abord, je décris vaguement leur histoire passée, puis je m’intéresse à leur caractère. Enfin, j’essaie de la même manière que le squelette du scénario de construire leur squelette d’évolution au cours de l’histoire. Ce squelette s’étoffera entre les différentes passes que j’accorde à la création. Ainsi, de nouvelles informations peuvent doucement se greffer et apporter leurs lots de détails.

Description de la Cosmogonie/L’Histoire

La Cosmogonie est la première chose que j’ai décrit dans les détails. Elle permet de fixer quelques lois de la nature qui peuvent être différentes de notre monde et d’avoir une base solide sur laquelle poser tout le reste. On peut doucement en faire découler les peuples et les lieux. L’Histoire par contre, ça peut se compliquer. Pour ma part, j’ai commencé par écrire dans les grandes lignes différentes phases, puis après avoir décrit quelques peuples et quelques lieux importants, je suis revenu dessus pour ajouter plus de détails.

Description des Peuples

Là, on peut être très fantaisiste dans le choix des peuples de notre petit monde. Mais les peuples, c’est aussi les religions, les coutumes, les communautés, la gestion des zones géographiques. Je n’ai décrit que très vaguement tout ça pour le moment. Certains peuples auront une grande importance, d’autres seront du décor.

Description des Lieux Notables

J’avais déjà en tête quelques lieux importants où se déroulerait l’histoire, sans forcément avoir de nom précis. J’ai pu alors commencer par penser simplement à l’existence d’un lieu sans trop le positionner géographiquement (ou inversement si sa géographie est importante). Une fois ma petite liste de lieux, il fallait créer une carte du monde cohérente avec mes autres descriptions, respectant la cosmogonie, les lois de la nature et l’histoire générale. Je n’ai pas hésité à dessiner encore et encore des petites cartes. La dernière en date est totalement incomplète. Pourquoi décrire toute une carte si l’action ne se déroule que dans certaine partie du monde. Si jamais j’ai besoin du reste, nous verrons bien.

Se demander « Pourquoi ? »

Le questionnement est important. A chaque fois que je pose une brique dans mon univers, je dois me demander pourquoi je la pose. Parfois, il faut savoir s’arrêter dans ses questions. Surtout que la réponse à ces « Pourquoi » est rarement connu des lecteurs. « Pourquoi telle structure géologique est apparu au beau milieu de l’Océan ? », « La réaction de l’eau sur une telle source de chaleur, ça donne quoi ? », « Bon, si mon truc vol à 50km/h, il va mettre combien de jour à parcourir la carte ? »

Et après tout ça ???

Et bien, y a plus qu’à… !

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