Bestiaire – Le claque-silex

Claque-Silex cendré

Claque-silex cendré

Claque-silex, un oiseau étincelant !

Le claque-silex est le nom vernaculaire qu’on donne à plusieurs espèces d’oiseaux très répandues sur Daehra. Animaux inoffensifs et joueurs, ils possèdent tous un bec très particulier qui leur vaut ce sobriquet, un bec où croît en permanence un minéral siliceux proche du silex et qui par claquement de la mâchoire entraîne l’expulsion d’étincelles. Ainsi, il arrive parfois qu’en période sèche ou en région aride, des incendies se déclenchent à cause de ces volatiles. Il existe plusieurs types de claques-silex. Leur taille et leur forme sont très variables d’un type à l’autre. Mais les plus communs sont les trois suivants.

Le claque-silex cendré, le plus petit de tous, est aussi celui qui peut voler le plus longtemps. Oiseau migrateur, il passe des heures à se laisser porter par les courants d’air en bord de mer. De 40cm à un demi-mètre de haut, il peut atteindre les 2m d’envergure pour les femelles, 1m50 pour les mâles. Le claque-silex de trait, le plus imposant de tous, est incapable de voler. Il vit principalement dans les marais et les déserts et sert de monture de voyage ou de mule aux peuples sauriens nomades. Approchant les 2 mètres de haut et d’envergure, il déploie ses ailes de 60cm seulement lorsqu’il cherche à séduire sa belle ou à effrayer ses prédateurs. Le claque-silex quetzale ou simplement Quetzale est, quant à lui, l’un des animaux fétiches d’une tribu saurienne des marais, la tribu des Xantus. Ces lézards deux fois plus petits qu’un homme s’en servent comme monture aérienne. Le Quetzale est tout de même l’un des oiseaux domptés les plus imposants, puisque son envergure dépasse 6m. À lui seul, il peut ainsi transporter jusqu’à deux passagers.

Les points communs entre tous les claques-silex

Hormis leur capacité à générer des étincelles en signe d’avertissement lorsqu’ils s’énervent, tous ces oiseaux possèdent aussi un troisième œil en plein milieu du front qui leur confère une meilleure appréhension du monde. Les claques-silex sont tous très sensibles au Flux, une énergie qui parcourt le monde et que seulement certaines races humanoïdes et nombreuses races animales sont capables de capter.

Rites de Reproduction

Oeuf de Claque Silex

Oeuf de claque-silex

Leurs rites de reproduction sont sensiblement les mêmes.

Lorsque la période de fricoter avec le sexe opposé s’approche, ces volatiles commencent une bien étrange bataille pour charmer l’élue de leur cœur (ou au moins, l’élue de leur nid). Les mâles combattent entre eux. C’est à celui qui claquera le plus fort, qui sautillera le plus haut et qui parfois (si la saison est trop sèche ou le pays trop aride), provoquera un incendie pour assoir sa toute-puissance. Il n’y a pas à dire, un incendie est rédhibitoire pour les plus faibles des mâles qui participent au combat. Pourtant dans la majorité des cas, de grosses étincelles suffisent largement à remporter le droit de féconder la femelle. Pour que le feu prenne, pour que les champs ou les forêts s’enflamment, il faut réunir les bonnes conditions. Dans le cas des claques-silex domestiqués, les sauriens préfèrent éloigner les mâles des femelles pour éviter les dégâts collatéraux. Surtout qu’un Quetzale en rûte peu très vite causer des dégâts autour de lui si on le laisse s’exciter en claquant du bec au-dessus des huttes. Et je ne vous parle pas du claque-silex de trait qu’on doit enchaîner une fois l’an pour contenir ses débordements, car il est capable de sentir une femelle à plusieurs kilomètres à la ronde. Quelques méthodes simplifient la vie des sauriens : N’utiliser que des femelles pour les voyages. Parquer les mâles dans des enclos éloignés des routes.

Et la Boustifaille ?

Ces trois races partagent un goût prononcé pour la nourriture braisée.

Même si leur régime alimentaire est omnivore (plante, insecte, fruit, racine…), les claques-silex deviennent fous lorsqu’ils peuvent manger un repas bien carbonisé. Quand un incendie est provoqué par leur maladresse et qu’il se répand, on peut constater que ces oiseaux retournent toujours sur les lieux du désastre et se gavent goulument des cendres et des bouts de charbon qui traînent un peu partout. Cet attrait pour la matière brûlée est assez incompréhensible des gens qui vivent sur Daehra. Mais on peut l’expliquer par la composition chimique des cendres qu’ils ingèrent. Riches en silice et en calcium, elles fortifient la texture de leur bec un peu particulier…. Oui oui !

La manufacture et les claques-silex

Que seraient les claques-silex sans leur bec ? Ce bec oui ! C’est ce qui fait toute la différence. C’est la raison première pour laquelle l’animal intéresse de près la manufacture d’armes. Ses propriétés abrasives et sa facilité de récolte en font un matériau de choix. Une gamme de pistolets à silex bons marché a été développée rien qu’avec l’élevage de ces oiseaux. Mais la pierre ainsi extraite est moins stable que le silex qu’on trouve dans les mines où les carrières et il faut parfois relever son chien pour que le coup de feu parte [Voir le Pistolet à Silex de Lhortie pour des explications sur le fonctionnement des pistolets à silex]. L’armée de l’Enclave ne l’utilise donc pas et préfère des armes plus efficaces, mais aussi plus coûteuses. [Je remercie Michael Berges qui m’a soufflé l’idée que les becs des claques-silex pourraient servir à l’industrie des armes. C’était pourtant tellement évident !]


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